Pas moyen de démarrer ce matin. Je traîne. Je suis prêt à midi, pas mieux. J'ai tort: il fait très chaud sur la route, 32 degrés et je me traîne. Arrêt à 13h30 pour déjeuner. Je m'accorde bien deux heures. Après avoir bu 2l d'eau et mangé , ça va mieux. Il y a comme un petit air de Bretagne sur le bord du chemin. La route est fléchée, même si les cyclistes d'ici sont tombés sur la tête. Arrivée au pont du Gard, c'est la foule. Je ne suis pas venu ici depuis plus de 25 ans. L'endroit était sauvage, c'est devenu un spot du tourisme mondial. Entrée payante, antivols et consignes gratuits. Je ne fais pas comme à Anduze. J'y vais. On peut louer un canoë et se croire 'developpement durable '. En fait, j'ai croisé des norias de camions aux remorques chargées de kayaks dans un sens et vides dans l'autre. Certains transportent plus de 40 bateaux d'un coup. Bonjour l'impact carbone du tourisme 'vert '. Je traîne encore devant une bière, puis au musée et suis à 19h encore sans hébergement. Je trouve un camping à 1heure de vélo en appuyant fort. J'appuie il fait bon maintenant. Visiblement, je suis sur la bonne route. 43 kilomètres en tout. Pas brillant. Montage minute de la tente et bain dans le Gardon avec un ragondin pas farouche pour deux dents. Le camping est très bien.
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