lundi 3 février 2014

Crevé !


Journée de repos. Je réserve mes hébergements pour la semaine prochaine, corrige les fautes sur mon blog (mes hôtes m'ont prêté un ordinateur), traîne un peu, me mets en tenue de vélo et m'apprête à partir au port ostréicole du Brochet, distant de 3 Km. Quand je suis prêt, il pleut. Je bats en retraite et en attendant que ça passe, fais des trucs de garçons : me couper les ongles, me tailler la barbe au coupe-ongles. Ca fait à peu près un mois que je ne me rase plus et le résultat n'est pas à la hauteur de mes espérances, j'ai trois poils qui se battent en duel. Je ne passerai jamais pour un taliban si l'envie m'en prenait un jour, mais l'envie m'en prendra-elle un jour ?
 
















La pluie s'est calmé, je pars aux huitres, mais je suis, j'ai crevé. Je suis sûr que les huitres ont payé un bigorneau perceur qui est venu en rampant nuitamment endommager mon pneu arrière. Pas de problème, je suis outillé : démonte-pneus, rustines, colle et chambres à air de rechange. Je peux même m'installer à l'abri sous un préau. Il vaut mieux que ça m'arrive aujourd'hui que demain au milieu du passage du Gois.
Je mascagne un moment pour loger la chambre neuve dans le pneu et aboutis à un résultat peu probant : il y a une hernie au niveau de la valve. J'appelle mon père pour conseils, mais il n'est pas équipé de l'outil de prise de main à distance GoToMyPC (Viens à Mon Petit Cycle).
 












Je répare alors la chambre d'origine mais le mode d'emploi ne précise pas s'il faut coller seulement la partie noire sur la chambre ou aussi la partie orange. J'essaie de séparer les deux, décide que les deux sont utiles et colle  comme je peux la rustine sur la chambre. Je me félicite du résultat... jusqu'au gonflage. Je la sens pas ma rustine. 
 












Je démonte mon pneu a hernie, retourne la chambre, gonfle, et contrairement à toute attente, le pneu est bien régulier.
Pas mal, mais il m'a fallu deux bonnes heures pour ce résultat. Une chose est sûre, si je me reconvertis, ce ne sera pas en tant que vélociste, je ferais faillite. J'appelle triomphalement mon père qui - je ne lui ai pas emprunté que sa bicyclette - me dit "au moins, en cas de crevaison, maintenant, tu sais gois faire !"  

A moi les huitres... voire, il est 17 heures et j'ai peur de me perdre dans le marais la nuit. les huitres et les bigorneaux ont gagné la première manche. Comptez sur moi mes jolis, il y en aura d'autres.
Je vais quand même au bout de la rue voir les oiseaux et la mer.

Les vagues rongent patiemment la digue du polder. La mer sait qu'elle reviendra chez elle un jour et contrairement aux hommes, elle a le temps.

La plage est jonchée de coquilles d'huitres. Grr!

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