Je passe par Châtelaillon, cette magnifique plage où des gens viennent prendre des bains de boue tous les étés, et passe par le village de Yves où ça a dû barder pendant la guerre vu le nom des rues: "rue du Souvenir français" "avenue Bir Hakem", "place des Martyrs de la Libération". Pas de resto ici. Ah si, un routier. Repas simple à midi. Et non pas le dimanche. Je suis obligé sous la torture de manger un plateau de fruits de mer. Ils sont frais, ils sont bons, ils sont nombreux, Ils sont pas chers. Terrible je vous dis ce village. Après manger, passage par un élevage de buffles. Ça devient courant en France.
Rochefort. Ça sent le passé glorieux. Il y a beaucoup de monde pour venir admirer la Corderie Royale les vieux rafiots et le pont transbordeur.
Le Transbordeur est fermé l’hiver mais le pont à côté est ouvert aux vélos du moins si le vent ne dépasse pas 50 km heure. Mon raccourci est ici. Le vent n'est pas trop fort. Ça passe. Après je rejoins un canal. Longue ligne droite jusqu'à Marennes.
En théorie du moins. Le Conseil Général n'a pas fini d'aménager le chemin de halage. Un panneau s'en excuse et me fait faire un détour de 10 km dans les marais. Il est tard et j'ai le vent dans le nez mais le paysage est magnifique. C’est le royaume des cygnes et de petites bêtes à poils que je ne sais pas identifier même en trois dimensions. L’avantage d'avoir le vent de face c'est que les petites bêtes ne me sentent pas arriver et je les vois plonger de près. Apres un bref passage en Camargue, j'avise la route principale au loin et l'emprunte.
C’est la route du retour de l'île d'Oléron. Les conducteurs sont excédés par les embouteillages qu'ils ont eus sur l'île et doublent comme des fous en me frôlant au passage. Le français est pressé.
J'arrive
quand même sans encombre à l'Hôtel de la Plage de Marennes. 79,4 km. Je suis
fier de mon raccourci.







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