mercredi 5 février 2014

Étape 7 St Hilaire de Riez - Talmont Saint hilaire

Le moral est au plus bas ce matin. D'abord j'ai écouté France Info hier soir et on me promet vent tempête pluie et catastrophe. Vous voulez redonner le moral au français? Coupez leur France Info! Ensuite ce village de vacances me donne le cafard. L'appartement que je loue très bon marché est grand, propre et bien chauffé. il ira très bien pour une nuit. Par contre il y a visiblement des gens qui habitent ici à l'année. Comment peut-on se punir à ce point ? En hiver, c'est au milieu de rien, en été, j'y suis déjà passé, c'est pire. Il y a plusieurs campings gigantesques dans les environs et la plage est loin. La route et la piste cyclable sont remplies de familles dont les parents crient sur des gosses qui pleurent. "Tiens ta droite" "attention à la voiture" "je veux pas y aller, c'est trop loin" "ouin'. La municipalité a prévu un petit train. C’est encore pire. il est bondé c'est comme le métro aux heures de pointe. Dire que ces gens sont venus se reposer ici. J'attache les sacoches à mon vélo sous la pluie. Pas question d'enfiler mon poncho il s'envolerait. J'ai choisi de suivre la voie verte pour échapper au vent, c’est un bon choix. Quand j'arrive sur la corniche vendéenne, la mer est magnifique les vagues sont énormes. L'écume vole. 


Aujourd'hui j'ai plus souvent le vent avec moi que contre. Un peu plus loin la piste cyclable est inondée. pas de problème j'ai l’habitude, je fonce. Mauvaise idée. Il y a plus de 40 centimètres d'eau sur la route à chaque tour de pédale j'enfonce mes pieds dans l'eau glacée jusqu'à la cheville. J'aurai les pieds mouillés toute la journée. 




Un grain menace. Pas de problème c'est l'heure de manger. Je tourne pour chercher un resto, trop longtemps, je prends la pluie. Je me réchauffe un peu au resto. "Repas ouvrier" mais pas ouvrière il n'y a que des hommes ici servis par deux nanas le français est macho. Les gens sont encourageants." Moi aussi je fais du vélo mais pas de ce temps-là" " j'espère que vous avez le vent dans le dos parce que de côté c'est dangereux" " avec la pluie et le froid je vous le laisse". Le français est méchant sans s'en apercevoir, c'est naturel. Je repars. Il fait beau je me réchauffe vraiment. Un peu plus loin le chemin est encore inondé. Là je fais demi-tour. Bonne idée ça me permets de repasser par la cote et de voir la mer déchaînée à marée basse. 


Arrivée à mon mobil-home de ce soir. 66 km beaucoup moins difficiles que ce que je ne craignais.

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